• Ndaya

Il nous faut plus de séries comme P-Valley



J'ai commencé à binger la série P-Valley après avoir vu un Space sur Twitter intitulé "How P-Valley is destroying the image of the black community" (traduisez: comment P-Valley détruit l'image de la communauté noire). Je n'ai pas eu besoin de rejoindre le Space pour comprendre que des hoteps déploraient une énième série où la sexualité n'était pas foncièrement centrée sur les hommes hétéros. Il y avait 80% d'hommes noirs dans le space 😐


Donc au lieu d'aller me battre là-bas pour rien, j'ai rentabilisé mon abonnement Prime Video/Starz et me suis laissée emporter à Chucalissa, ville fictive dans le fin fond du Mississipi.


On y découvre le strip club The Pynk tenu par l'attachant personnage de Uncle Clifford et ses différents employées: DJ, barmaid, sécurité (un BG comme vous en avez rarement vu d'ailleurs) et les danceuses/strippeuses.




Alors je n'ai pas regardé énormément de séries dans ma vie, mais je pense que c'est bien la première fois qu'un programme se concentre uniquement sur cet univers. Pour moi, c'est un bonus parce qu'en plus d'un projet original, je découvre la culture du Sud noir-américain sans filtre et je suis scotchée. L'accent du Sud, mama, il faut s'accrocher au VOSTFR 😂


Bien sur, la série parle des galères que rencontrent les strippeuses, le fait d'avoir peu de choix de carrière quand on vient d'une petite ville et qu'on n'a aucun diplôme. Se lancer dans le travail du sexe, juste 2, 3 ans le temps d'économiser. Comment toute femme en situation financière critique se retrouve à un moment confrontée au choix de vendre son corps (article à venir 😉). Mais elle met aussi beaucoup en avant la technique et le talent qu'il faut avoir pour faire ce métier. On rencontre des professionnelles passionnées qui pratiquent un art. Il y a beaucoup de poésie et une dimension presque religieuse dans certains moments.




Mais pour moi le pompon sur la Garonne (on dit ça dans le Nord, je vous jure) c'est la manière dont les sexualités et l'amour sont abordés. Il n'y a jamais d'étiquette purement définie, jamais de normal et de hors-norme. Chaque personnage est entièrement lui-même et on se sent privilégié d'en apprendre sur leur vie au fil des épisodes et par la même occasion de se prendre des claques de savoir et de philosophie.


Je ne suis pas surprise que des hotep aient pris la mouche au vu de certaines scènes mais plutôt inquiète, si ce n'est triste qu'ils n'aient pas été touchés par la beauté du projet.

Car pour ma part, après 2 excellentes saisons, je suis fortement attachée à certains personnages et tout ce que je leur souhaite, c'est d'être aimé.


Ça vaut un épisode du Thé (très) Noir?

Cœur sur vous les go!

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