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  • Ndaya

Je crois que j'aime ma fille...

Je n'aime pas spécialement partager des photos de mes enfants en ligne (non c'est faux, ils sont partout sur mes réseaux 😝) mais dernièrement je suis retombée sur une en particulier et elle a déterré tellement de sensations que je me dois de les écrire.



C'était il y a presque 8 ans maintenant, je porte ma première dans les bras, un matin ensoleillé et je chante à tue-tête dans la maison. Mon mari nous regarde avec un sourire comblé et je lui dis "Prends moi en photo avec mon bébé". Je lui tends mon téléphone et il me regarde choqué. Je serre Jacinthe contre ma joue, avec amour et je souris à la caméra. "cheeeeeese!" Allez savoir pourquoi c'est avec sa même tête choquée qu'il nous prend en photo sans un commentaire et me rend mon téléphone.


Je regarde ma fille, elle a tout juste 2 mois. Je lui souris à pleines dents et j'ai la sensation que c'est la toute première fois que je la vois. Cette sensation de bonheur simple sans arrière-pensée, sans trouble, juste moi et ma fille.


Pendant 60 jours consécutifs, j'avais épuisé chaque ressource de mon corps.

Je ne dormais pas assez, je ne mangeais pas assez, je ne me lavais pas assez, je ne respirais pas assez et je m'oubliais... En fait, je ne pensais plus tout court. J'étais tellement absorbée par ce nouveau rôle de mère, par tout ce qui était attendu de moi que j'étais passée en mode auto-pilote. Seule la survie de ce nourrisson comptait. Depuis cette première nuit à la maternité où j'ai compris que la seule personne responsable de son bien-être, c'était moi-même, je me suis effacée par peur de faillir à cette nouvelle responsabilité.


Et sorti de nulle part, 60 nuits plus tard, je regarde dans ses grands yeux (en réalité ils sont très petits, comme les miens), je reconnais des traits familiers, j'entends sa voix, je découvre son caractère... Le coup de foudre. Je l'aime, en fait.


L'instinct maternel, je ne pense pas l'avoir, je questionne même son existence. Ces 2 premiers mois ont été alimentés par la crainte et la pression et m'ont rendu sur-performante. C'est peut-être cette réaction violente qui a été labelisée "instinct maternel".


Aujour'hui, quand je fixe cette photo, banale de prime abord, je sais qu'elle marque le jour où je suis tombée amoureuse de ma petite fleur.


Coeur sur vous <3

Ndaya

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